Ceci n'est qu'un résumé des phénomènes. Pour de plus amples explications nous vous renvoyons aux ouvrages de Pierre Léon dans la bibliographie.
Dans le nord de la France, certaines oppositions vocaliques ont tendance à disparaître à cause de deux facteurs prédominants :
| En français,
une consonne qui se trouve en position initiale forte d'une syllabe a
tendance à imposer sa nature à la consonne en position finale
faible de la syllabe qui précède.
Ainsi :
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| Une consonne
d'enchaînement est toujours prononcée en finale du mot, même
s'il est isolé. Si le mot qui suit commence par une voyelle prononcée,
la consonne finale du mot qui précède devient la consonne
initiale du mot qui suit. La consonne d'enchaînement ne change jamais
de nature phonétique.
C'est le cas du [d] de grande dans :
|
La consonne
de liaison est un vestige du passé qui apparaît en position
finale du mot à l'écrit mais qui ne se prononce plus à
l'oral lorsque le mot est isolé. Comme pour l'enchaînement,
devant un mot commençant par une voyelle prononcée, la consonne
sera prononcée en position initiale du mot suivant. Par contre sa
nature peut changer, car [s] devient sonore comme dans :
et [d] devient sourd comme dans :
Ainsi les consonnes écrites :
|
© Henriette Gezundhajt,
Département d'études françaises de l'Université
de Toronto, 1998-2004
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